Conférence débat sur la prévention des VSBG en période de crise
À l’occasion de la célébration de la Journée internationale des droits des femmes, ce vendredi 13 mars 2026, le CEDEJ-GL a organisé à Uvira une conférence-débat sous le thème :
« Agir pour prévenir les violences sexuelles et basées sur le genre (VSBG) en période de crise ».
Cette activité avait pour objectif de sensibiliser la population d’Uvira sur l’importance d’intensifier les actions de défense et de promotion des droits des femmes dans un contexte de crise, marqué notamment par des vulnérabilités accrues pour les femmes et les filles.
Au cours de cette conférence, plusieurs thématiques importantes ont été développées par trois panélistes issus d’institutions engagées dans la protection des droits des femmes.
Madame Marie MITILA PONGA, Cheffe du Bureau Genre, Famille et Enfant, a présenté le processus d’accompagnement et de prise en charge des survivantes de violences sexuelles, en mettant l’accent sur les services disponibles et l’importance d’un accompagnement holistique des victimes.
De son côté, Me CHAKO CHANGU Bonne Année est intervenu sur les risques liés à la dénonciation des cas de violences sexuelles ainsi que les défis auxquels font face les survivantes lorsqu’elles décident de porter plainte.
Enfin, Madame Joséphine MUDIMBI, Procureure de la République près le Tribunal de Grande Instance d’Uvira, a éclairé les participants sur plusieurs aspects juridiques, notamment :
- La nuance entre les droits des femmes en temps normal et en période de crise ;
- La procédure judiciaire en matière de plainte et de sanction des auteurs ;
- Ainsi que les mécanismes de protection des dénonciateurs.
Lors des échanges, les participants ont identifié plusieurs risques auxquels s’exposent les survivantes ou les personnes qui dénoncent les violences sexuelles, notamment :
- Les intimidations et menaces ;
- L’isolement social ;
- Les lourdeurs ou la persécution judiciaire ;
- Les règlements de comptes ;
- Les tentatives d’influence ;
- La honte et la stigmatisation ;
- Le manque de moyens financiers ;
- L’humiliation des survivantes ;
- Le rejet de la victime par la communauté.
Les participants ont également évoqué les principaux défis auxquels font face les survivantes de violences sexuelles, parmi lesquels :
- La méconnaissance de leurs droits ;
- Le manque de courage pour dénoncer les faits ;
- L’insuffisance de moyens financiers ;
- Le manque de discrétion dans certaines procédures ;
- La peur des représailles ;
- Le manque de confiance envers certaines institutions.
Au terme de cette activité, les participants se sont engagés à renforcer la promotion et la défense des droits des femmes à travers des actions de sensibilisation communautaire, mais aussi à encourager la dénonciation des faits de violences sexuelles et basées sur le genre afin que justice soit rendue aux survivantes.
